Soutenance de thèse de Kristelle HUGHES

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Le 24 juin 2021 à 8h en salle de réunion de l'INSPE

Soutenance de thèse en doctorat de l’École Doctorale du Pacifique de Kristelle HUGHES intitulée "Étude de plantes de la cosmétopée polynésienne : Application à l’activité de pousse du cheveu in cellulo de Bidens pilosa, Calophyllum inophyllum et Fagraea berteroana", jeudi 24 juin 2021 à 8h (heure de Tahiti) en salle de réunion de l'INSPE et en direct sur la chaîne Youtube de l'UPF.

 

  • Département : Sciences
  • Domaine : Chimie organique, minérale, industrielle (CNU n°32)
  • Spécialité : Chimie des substances naturelles

Résumé de la thèse

La cosmétopée polynésienne a fait l’objet, depuis 2013, d’études précurseures pour poser les bases du concept tant au niveau théorique que pratique. Les travaux de cette thèse s’inscrivent dans la continuité de cette recherche et ont pour objectifs, premièrement, de faire ressortir la diversité des ethno-usages polynésiens et leurs domaines cosmétiques d’application puis, de mener une étude des mécanismes d’action et des constituants chimiques des plantes à forte potentialité en vue de les proposer comme ingrédients cosmétiques naturels et éthiques.


Une diversité de cibles cosmétiques a été relevée mais les soins de la peau et ceux des cheveux se sont démarqués car ils sont les plus représentatifs des usages quotidiens et traditionnels en termes de cosmétopée polynésienne, et ont ainsi été priorisés dans cette étude.


Les parties aériennes de Bidens pilosa, les feuilles de Calophyllum inophyllum et les fruits de Fagraea berteroana ont été retenues pour leur développement et valorisations potentielles en soins des cheveux.


Les trois espèces induiraient la prolifération des cellules de la papille dermique, cellules primordiales dans le cycle de croissance du cheveu. Cette bioactivité serait due à l’activation de la voie Wnt à travers la régulation de différents gènes et l’augmentation de la production de la β-caténine protéique.


Les activités démontrées ont été attribuées notamment à la présence de flavonoïdes glycosylés chez les trois espèces, de la procyanidin B2 (anthocyanoside) chez C. inophyllum, des polyacétylènes chez B. pilosa et de l’acide p-coumaroyloxycorosolique (triterpénoïde) chez F. berteroana.

Ces résultats représentent la première étude de plantes de la cosmétopée polynésienne sur une cible du cycle capillaire et la première caractérisation de la composition chimique des fruits de F. berteroana. Aussi, ces travaux participent aux efforts de valorisation concrète des usages cosmétiques traditionnels en Polynésie française. 

 

Abstract

Since 2013, Polynesian cosmetopoeia has been the subject of pioneer work, both theoretically and practically. The current dissertation constitutes a continuation of this previous research and aims, firstly, to highlight the diversity of Polynesian ethno-uses and their variety of cosmetic fields of application, and secondly, to study the mode of action and bioactive metabolites of the most interesting plants, for their future valuation as natural and ethical cosmetic ingredients.


A diversity of cosmetic targets was highlighted, but skin care and hair care stood out because they are most representative of the Polynesian cosmetopoeia heritage.


The aerial parts of Bidens pilosa, the leaves of Calophyllum inophyllum and the fruits of Fagraea berteroana were selected for their potential development and valuation in hair care.


The three species induced the proliferation of dermal papilla cells, which are pivotal cells in the hair growth cycle. This bioactivity is partly due to the activation of the Wnt pathway through the regulation of several gene targets and the upregulation of β-catenin protein.


The observed bioactivities were attributed to glycosylated flavonoids for all three species, to procyanidin B2 (an anthocyanoside) for C. inophyllum, to polyacetylenes for B. pilosa and to p-coumaroyloxycorosolic acid (a triterpenoid) for F. berteroana.

These results represent the first study on plants of the Polynesian cosmetopoeia and their targets in the hair cycle, as well as the first chemical characterization of the chemical composition of the fruits of F. berteroana. Furthemore, this work contributes towards an effort to promote folk cosmetics development in French Polynesia.

 

 

Biographie de Kristelle Hughes

2015 - Licence Chimie-Biologie parcours international à l'Université de Paris Est Créteil 
2016 - Master 1 Science et Génie de l'environnement parcours international aux universités de Paris-Est Créteil et Paris Diderot
2017 - Master Environnement Insulaire Océanien à l'Université de la Polynésie française

 

Composition du jury 

- Pr. Phila RAHARIVELOMANANA, Professeur de Chimie, UMR 241 EIO, Université de la Polynésie française, Co-directrice de thèse

- Dr Raimana HO, Maître de conférences HDR en Chimie, UMR 241 EIO, Université de la Polynésie française, Co-directeur de thèse

- Pr. Christine GERARDIN, Professeure de Chimie, Laboratoire d'Étude et de Recherche sur la Matériau Bois (LERMAB), Université de Lorraine, Rapporteure

- Pr. Muriel CUENDET, Professeure de Pharmacognosie, Centre de recherche Translationnel de l'Oncohemathologie, Université de Genève, Rapporteure

- Pr. Philippe GERARDIN, Professeur de Chimie, Laboratoire d'Étude et de Recherche sur la Matériau Bois (LERMAB), Université de Lorraine, Examinateur

- Dr Sylvie BERCION, Maître de conférences HDR, EA 7525 Vulnérabilité cardiovasculaire, Pathologie Métabolique et Endocrinienne, Université des Antilles, Examinateur

- Dr Jean-Yves BERTHON, Président directeur général, Greentech, Examinateur


 

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La soutenance est publique.

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