Licence STES : des projets tuteurés au service du territoire et de la transition écologique

Actualités Nārua ,

Dans le cadre de la licence STES — Sciences de la transition économique et sociétale*, les étudiants de l’UPF ont présenté les résultats de leurs projets tuteurés de deuxième année lors de soutenances organisées en cette fin de semestre. Réalisés en partenariat avec plusieurs acteurs du territoire, ces projets illustrent pleinement l’ambition des nouvelles formations développées dans le cadre du projet Nārua : proposer une pédagogie active, ancrée dans les réalités locales et favorisant une professionnalisation progressive.

 

Au cœur de la licence STES, l’apprentissage par projet représente plus de 120 heures de formation active. Les étudiants y développent des compétences concrètes en gestion de projet, travail d’équipe, communication professionnelle, analyse de terrain et méthodologie, tout en contribuant à des problématiques sociétales et environnementales locales.

Des projets concrets en lien avec les acteurs du territoire

Concevoir la semaine européenne du développement durable pour l’InterContinental Tahiti Resort & Spa

 

Noémie Chabran, Kahaia Moune et Laeticia Tihopu Teriitetoofa ont travaillé sur la valorisation de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) au sein du groupe hôtelier InterContinental Tahiti Resort & Spa. Après une analyse des actions RSE existantes et la réalisation d’un sondage auprès du personnel, elles ont conçu un programme d’activités pour une future semaine du développement durable : ateliers sur les énergies renouvelables, créations artisanales, repas durables à base de produits locaux ou encore actions autour du bien-être au travail.

Ce projet leur a permis de découvrir les réalités du métier de chargé de mission RSE et de se confronter à la gestion d’un projet concret avec ses contraintes organisationnelles et humaines.

Restaurer la biodiversité des forêts polynésiennes avec AOA Polynesian Forest

 

Camille Combes, Lilou Enault, Ariinui Langlois, Louise Prevot et Salomé Savare ont travaillé sur la restauration écologique d’une parcelle forestière envahie par des espèces exotiques envahissantes dans la vallée de Mo’aroa à Mataiea.

Leurs missions de terrain ont permis le lancement d'une parcelle d'un hectare en restauration active, les premiers suivis de végétation, et la production d'un beau guide pratique sur les espèces de la vallée.

Sensibiliser les jeunes à la gestion des déchets avec Fenua Ma

 

Hoani Scouppe et William Leou Pau ont imaginé un concours de courts-métrages destiné à sensibiliser la jeunesse polynésienne aux enjeux de réduction, réutilisation et recyclage des déchets.

 

Pensé pour les réseaux sociaux, le projet comprend également la création de trophées en matériaux durables, un budget prévisionnel et un calendrier détaillé. Malgré un contexte parfois complexe, notamment lié à la disponibilité des partenaires, leur travail a été salué par Fenua Ma, qui envisage désormais de concrétiser cette initiative dans le cadre des « Tortues d’Or ».

Comprendre les enjeux du réemploi avec la Ressourcerie de Mahina

 

Cynthia Chane, Laura-Line Souffrin et Meiani Taiore ont mené une enquête auprès des habitants afin d’aider la Ressourcerie de Mahina à améliorer sa communication.

 

Les résultats montrent que la structure est encore trop souvent réduite à l’image d’une simple friperie, alors que ses missions de réemploi et de réinsertion sont bien plus larges. Les étudiantes ont ainsi proposé plusieurs pistes d’amélioration, notamment autour des réseaux sociaux et de la valorisation des actions menées par l’association.

Mieux identifier les filières de traitement des déchets avec Polynésienne des eaux

 

Tuaiva Seneca, Sofia Twanga et Tavania TetuanuI ont réalisé un état des lieux des déchets produits ainsi qu’une étude des filières de traitement existantes en Polynésie française.

 

Leur travail a permis d’identifier différents prestataires, d’estimer les coûts associés et de mettre en évidence les difficultés d’accès aux données dans le secteur des déchets. Malgré la complexité du sujet, la qualité du livrable a été saluée par Polynésienne des eaux.

Construire une action au sein du réseau international UniC

 

De retour d’une mobilité internationale, Addis-Eileen Maina a travaillé sur un projet individuel visant à développer une action au sein du réseau UniC, un réseau international pour l’action climatique destiné aux étudiants à travers le monde.

 

Malgré des contraintes administratives importantes, elle a contribué à l’organisation d’un événement autour de l’observation de la ponte des coraux Porites rus en collaboration avec l'association Tā'atira'a Ihi-ā-Hīro'a de l'UPF. Cette action de science participative — porté par l’association Tama No Te Tairoto — a réuni 25 participants.

Une expérience professionnalisante et formatrice

Les soutenances ont mis en lumière le professionnalisme des étudiants, tant dans la qualité des présentations que dans les livrables proposés aux partenaires. Motivation, autonomie, investissement et esprit d’équipe ont été unanimement salués par les structures accompagnatrices.

 

Ces projets ont également permis aux étudiants de mieux se projeter dans leur avenir professionnel, en découvrant des domaines d’activité variés tels que la gestion de projet environnemental, la RSE, la sensibilisation ou encore la restauration écologique.

 

Les compétences mobilisées tout au long de ces projets font directement écho aux enseignements suivis en licence STES : analyse de terrain, gestion de projet, communication professionnelle, méthodologie et utilisation d’outils d’enquête et de restitution. Les soutenances ont également demandé aux étudiants de véritables capacités de médiation scientifique afin de présenter des sujets parfois complexes de manière claire et accessible dans un temps limité.

 

En parallèle, les étudiants de première année de licence STES ont eux aussi soutenu leurs projets tuteurés de L1. Ces projets constituent une première immersion professionnalisante et permettent aux étudiants de développer très tôt des compétences concrètes en lien avec les enjeux du territoire et du développement durable.

Les projets de L1 ont concerné la sensibilisation des écoliers au compostage, la faisabilité de l'implantation à l'UPF de bornes solaires de rechargement de véhicules électriques, la sensibilisation du personnel d'une entreprise aux transitions et pratiques durables liées au changement climatique, la réalisation de témoignages vidéos de porteurs de projets concernant les actions éco-responsables qu'ils engagent dans leur activité professionnelle et la préparation de la semaine d'intégration des futurs étudiants de la licence STES. Ces projets se sont faits en partenariat notamment avec l'Adie, CEGELEC et Ninamu Solutions.

 

 

À travers ces expériences de terrain, la licence STES confirme ainsi sa volonté de former des étudiants capables d’agir concrètement en faveur des transitions économiques, sociales et environnementales du territoire.

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* La licence STES est une formation diplômante qui s’inscrit dans le cadre du programme ExcellencES « Nārua », pour lequel l’Université et ses partenaires bénéficient du soutien du dispositif national France 2030.