Conférence Savoirs pour tous : Te Ao ’Āpī : Pratiques foncières Mā’ohi du passé pour un avenir décolonial à l’ère du changement climatique

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Les vallées et les districts de Tahiti et de Mo'orea (Mā'ohi Nui/Polynésie française), appelés te va'a mata'eina'a dans les années 1800, peuvent nous éclairer sur la façon dont il est possible d'améliorer la gestion des terres en fonction des changements saisonniers. La recherche examine la manière dont ces vallées ont été gérées de manière holistique (environnementale, sociale et spirituelle) et en prenant en compte les éléments spatiaux et temporels. La saison des pluies à Tahiti a lieu de novembre à mai, avec des inondations le long des côtes. Avec le changement climatique, les fortes pluies se sont augmentées, et sont accompagnées d'inondations. De plus, les vallées peuvent être sensibles aux inondations et aux fortes pluies pendant les saisons de crue. Dans le cadre de ce projet de recherches, mes méthodologies incluent des entretiens avec des agriculteurs, des praticiens culturels, des recherches dans les archives et la navigation en canoë afin de comprendre les connaissances autochtones Mā'ohi sur la façon de reconstruire les systèmes mata'eina'a de Tahiti. Finalement, cette thèse se termine par la valorisation des savoirs autochtones Mā'ohi comme élément essentiel d'un avenir régénérateur.

Biographie de la conférencière

Vehia Wheeler est une chercheuse Mā'ohi qui a soutenu une thèse de doctorat au sein du département d'études du Pacifique de l'université nationale australienne (ANU). Sa thèse porte sur la gestion ancestrale de la terre et de la mer à Tahiti et Mo'orea en vue d'un avenir décolonial. Ses domaines de recherche sont la justice environnementale - avec un accent particulier sur le changement climatique et les enjeux liés à l'héritage nucléaire - ainsi que l'indépendance de Mā'ohi Nui (ou Polynésie française).