Régie par les articles R712-9 et suivants du code de l'éducation, ainsi que par le décret n°92-657, l'UPF dispose, comme toute université, de sections disciplinaires, dont une compétente pour les infractions commises par les étudiants.
Le pouvoir disciplinaire est exercé en premier ressort par le conseil d’administration (puis, à partir de 2017, par le conseil académique) constitué en sections disciplinaires : une compétente pour les étudiants, une autre compétente pour les enseignants-chercheurs et enseignants. C’est le président de l’université qui engage les poursuites : il saisit la section disciplinaire, qui instruit l’affaire puis la juge.
Sont notamment poursuivies, pour ce qui concerne les étudiants :
Les sanctions possibles pour les étudiants sont :
S’il s’agit d’une fraude ou d’une tentative de fraude commise à l’occasion d’une inscription, la sanction entraîne la nullité de l’inscription. S’il s’agit d’une fraude ou d’une tentative de fraude commise à l’occasion d’une épreuve de contrôle continu, d’un examen ou d’un concours, la sanction entraîne, pour l’intéressé, la nullité de l’épreuve correspondante. L’étudiant est réputé avoir été présent à l’épreuve sans l’avoir subie.
La juridiction disciplinaire décide s’il y a lieu de prononcer, en outre, à l’égard de l’intéressé, la nullité du groupe d’épreuves ou de la session d’examen ou du concours. Sa décision peut être contestée en faisant appel devant le CNESER, instance nationale, dans le délai de deux mois pour les étudiants.
La procédure devant la section disciplinaire est la suivante :
Au cours de l’année 2014-2015, la section disciplinaire de l’université de la Polynésie française a été saisie de 6 affaires disciplinaires dont 3 ont donné lieu à des mesures d’exclusion de l’établissement.