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"RAMA RAMA" : Témoignages d'étudiants en stage : Hereiti TETUANUI

Rama Rama

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Hereiti TETUANUI - stage de chargée d’étude en environnement

  • Etudiante en L3 Géographie et Aménagement (2017-2018)
  • Stage facultatif à la SARL Pae Tai – Pae Uta
  • Du 01 juin 2018 au 31 août 2018 (13 semaines)
  • Premiers pas à l’UPF / parcours : Licence Géographie et Aménagement (2015-2016)

hereiti_plan_de_travail_1_0.jpgÉtait-ce ton tout premier stage ? Et si non, peux-tu revenir sur tes précédentes expériences de stagiaire ? 

Le stage que j’ai entrepris récemment c’est effectuer au sein d’un bureau d’étude sur l’environnement au nom de Pae Tai Pae Uta. Mais bien avant cela, j’ai eu l’occasion d’entamer des stages dans des entreprises telles que la Polynésienne des Eaux et l’Electricité de Tahiti. 

 

Durant mes deux premières années de Licence Lettres, Langues et Sciences Humaines, mention Géographie et Aménagement, les stages n’étaient pas obligatoires ou encore n’étaient pas inscrits au sein des unités d’enseignements. C’est par ma propre initiative que j’ai décidé d’entreprendre des stages durant les grandes vacances universitaires de fin d’année. Je sais que ce n’est pas anodin d’avoir l’initiative de s’engager dans des stages, et je ne vous cache pas que j’avais peur d’entrer dans le monde professionnel, mais mon objectif premier était de pouvoir m’orienter professionnellement et trouver un métier qui me plaisait et qui serait en accord avec le cursus universitaire dans lequel je m’étais engagé. Ainsi, durant ma première année de Licence, le stage s’était fait à la Polynésienne des Eaux. C’était une sorte de « stage de découverte », de deux mois, où j’ai pu visiter les stations d’épurations, et rédiger les rapports annuels d’exploitations de chacune d’entre elle. Puis, pendant ma deuxième année de Licence, j’en ai effectué un autre à l’Electricité de Tahiti, d’une durée de trois mois. En revanche, ce deuxième choix de stage n’était pas fait par hasard, j’ai choisi de l’effectuer à l’EDT car en troisième année se trouvait une unité d’enseignement au nom de « les outils de la géographie : introduction aux systèmes d’information géographique (SIG) », qui m’intriguait beaucoup. Ainsi j’avais découvert que l’Electricité de Tahiti en utilisait un afin de retracer et suivre leurs réseaux électriques au sein de la Polynésie. En effet, c’est grâce à ce stage que je me suis découvert une passion pour les outils SIG et pour les modélisations et créations de cartes. C’est ainsi que durant ma troisième année de Licence, j’ai décidé de refaire mon stage à l’Electricité de Tahiti, qui cette fois-ci était obligatoire, d’une durée de deux semaines. Le but étant de rendre un rapport de stage, dont le mien se basé sur « l’emploi des outils SIG et cartographique des réseaux électriques : avec une mise en application au travers de mise à jour de plans ». Puis, à la fin de la troisième année de Licence, j’en ai entrepris un dans un bureau d’étude sur l’environnement, car je voulais plus principalement me fixer sur l’environnement tout en utilisant l’outils SIG, et c’est ce que cet organisme au nom de Pae Tai Pae Uta proposait. 

 

Par ailleurs, pendant ces trois stages, j’ai pu acquérir beaucoup de connaissances, j’ai pu rencontrer de nombreuses personnes, mais surtout j’ai pu découvrir un métier qui me passionnait, dont la cartographie, la conception de cartes à partir de photos satellites et de relevés topographiques, pour ainsi me spécialiser dans les représentations cartographiques des activités humaines (démographie, économie, …).



Sais-tu si la structure dans laquelle tu as été en stage avait déjà reçu des stagiaires ? As-tu été bien intégré dès le départ ? (Avec combien de salariés/bénévoles as-tu été en contact durant ton stage ?)

Dans la première structure où j’étais en stage, à la Polynésienne des Eaux, ils reçoivent et acceptent de nombreux stagiaires chaque année, ce qui est plutôt pour moi un bon point. Par contre, à l’Electricité de Tahiti, je pense qu’il faut quand même avoir une certaine expérience en rapport avec ce qu’ils proposent.

 

Dans les deux structures, j’ai été super bien accueilli et ils ont su m’intégrer à leur équipe sans problème. Ensuite il n’y a pas de secret, quand tu intègres une équipe il faut savoir aussi s’insérer par soi-même, être curieuse, se renseigner, ne pas hésiter à poser des questions ou à demander quelque chose si tu n’as pas compris, communiquer avec tout le monde, que ce soit avec le directeur, le sous-directeur, le technicien … C’est pour cela que j’ai pu rentrer en contact avec quasiment tout le personnel, que ce soit à la Polynésienne des Eaux ou à l’Electricité de Tahiti. 

 

Au bureau d’étude aussi, j’ai été très bien accueilli et j’ai vite su m’y intégrer. Il faut savoir qu’au sein de ce bureau, ils ne sont pas une centaine de salariés, ils ne sont que treize en tout, ce qui sûrement à faciliter mon intégration. 

 

Qu’est-ce qui a été le plus difficile et comment l’as-tu dépassé ? 

Durant mes deux stages, je n’avais pas encore mon permis de conduire. Pour me rendre à la Polynésienne des Eaux mes parents me déposer en voiture, puis je revenais à vélo, pareil pour me rendre à l’Electricité de Tahiti, c’étaient mes parents qui me déposer, et pour rentrer, soit je prenais le bus, soit c’était mon petit-ami qui me ramener. C’était donc le transport pour se rendre sur les lieux de stage qui été le plus difficile pour moi. Quand tu n’as pas ton permis, ce n’est pas facile, mais heureusement que mes parents étaient tout le temps là pour moi et ils le sont toujours. C’est à eux que je dois ma réussite d’aujourd’hui, et c’est aussi grâce à eux que je pouvais surmonter et dépasser tout cela. En revanche, je me souviens que pendant deux semaines, lors de mon stage à la Polynésienne des Eaux, j’avais eu un furoncle au genou droit qui a complètement enfler mon genou, et donc quand je revenais à vélo, c’était très dur pour moi. Mais heureusement que ça n’a duré que deux semaines. 



Actuellement, dans le bureau d’étude où je suis, le plus dur pour moi est la rédaction des rapports. J’écris trop de manière théâtrale, alors qu’au sein d’un bureau d’étude il faut être sûr de ce que tu dis et clair, il ne faut pas tourner autour du pot comme on le dit si souvent. Et c’était mon plus vilain défaut. Mais heureusement que les directeurs associés de cet organisme étaient toujours par derrière moi, à me corriger, et c’est comme cela que j’ai peu m’améliorer même si je suis encore loin de ce qu’ils attendent réellement. 

 

Est-ce que ce stage t’a été utile dans la suite de tes études et dans la construction de ton projet professionnel ? Quel est-il ? 

Tous les stages que j’ai pu effectuer durant mes trois années de Licence ont été très utiles dans la suite de mes études et dans la construction de mon projet professionnel, mais pas seulement. En effet, j’ai réussi à me trouver et à découvrir ce qui me plaisait vraiment dans la vie. Quand j’étais toute petite, mon plus grand rêve était de pouvoir travailler au sein d’un organisme qui me permettrait de voyager et de découvrir le monde en même temps. Et mon rêve est actuellement en train de se réaliser. En effet, dans le bureau d’étude où je suis en ce moment, j’ai eu l’occasion de partir en mission dans les îles, notamment à Tahaa, Maupiti et Niau, dans le cadre d’une étude sur la filière coprahculture. De plus, les études sur lesquelles il se situe sont très intéressants, et rentrent dans les critères de métier que je m’étais fixé. 

 

As-tu refait un stage depuis ? Quelle a été la suite de ton parcours après ce stage ?

A la suite de l’obtention de ma Licence, j’ai décidé d’entreprendre un CVD (Corps Volontaire Développement), au sein du même bureau d’étude. C’est une sorte de stage, d’une durée d’un an, rémunéré par le SEFI. En ce moment même je suis chargée d’une étude portant sur la « cartographie et caractérisation des zones agricoles en Polynésie française », en partenariat avec la Direction de l’Agriculture. Le but de cette étude est d’analyser l’évolution, voire la régression des parcelles agricoles, ainsi que l’implantation du bâti sur les plantations agricoles, tout en prenant en compte plusieurs aspects et critères spécifiques. 

 

Puisque tu es maintenant à la fois salariée et étudiante, peux-tu nous expliquer comment tu as pris cette décision de mener les deux de front, et comment tu comptes t’organiser pour mener ce double projet à bien ? 

Alors, ce n’est pas tout à fait ça, pour l’instant je ne suis que salariée. En effet, je n’ai pas eu ma place en Master. Cependant, je compte repostuler encore cette année, car j’ai vraiment envie de faire un Master en Langues, Cultures et Sociétés Océaniennes. J’aime tout ce qui touche à notre Fenua, et je me dis qu’avec toutes les expériences qui m’ont forgé et les voyages que j’ai fait dans les îles, je ne peux que réussir à intégrer ce Master. L’année dernière, lorsque j’ai eu une réponse négative à ma demande en Master, j’étais vraiment déçu et complètement déboussolée. Mais à présent je suis confiante, sûr et certaine de mes choix, et avec l’obtention de mon permis, plus rien ne pourra me faire tomber au plus bas. Donc, si j’ai ma place en Master pour l’année prochaine, je sais déjà comment est-ce que je m’organiserai. Vu que les cours sont le soir, en journée je serai au bureau et en soirée aux cours. Je sais que cela demande de la force et du courage, car je ne dormirais pas beaucoup, j’aurais beaucoup de nuit blanche avec les examens, mais aussi avec les réunions au bureau les comptes rendus, les rapports, mais je me suis préparée physiquement et mentalement, et je me dis que par la suite tout ce que j’ai fait et tout ce que je fais en ce moment vont payer plus tard. Et même si je n’aurais pas ma place en Master, je ne me découragerai pas, je continuerai à me battre, et à me forger pour acquérir encore plus d’expériences. 



Dans la vie, il ne faut jamais baisser les bras, il ne faut jamais abandonner même si cela est dur, il faut toujours persévérer. C’est comme pour mon permis, je l’ai eu à la 5ème fois, car je n’avais jamais abandonné. Donc allez-y les jeunes, battez-vous, allez jusqu’au bout de vos rêves, n’abandonnez jamais même si parfois c’est dur, dites-vous que ce n’est qu’une impasse de courte durée et que cela va vite passer, car par la suite vous verrez les résultats arrivés et vous ne pourrez que vous sentir fière car tout cela vous l’aurez fait par vous-même, sans l’aide de quelqu’un. Aujourd’hui, je peux dire que j’ai vraiment changé, j’ai muri et tout cela grâce aux expériences que la vie me fait découvrir chaque jour. Parfois je suis très fatigué, mais je ne lâche rien, je me dis que ça va passer, et je donne tout ce que je peux donner, car j’ai un mental de fer, et j’ai aussi une famille qui est toujours par derrière moi pour me soutenir, et c’est vraiment très important pour moi !



Lien : http://ptpu.org/accueil/

 

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