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Equipe d’accueil Gouvernance et Développement Insulaire (GDI)

Soumis par communication le jeu, 03/12/2015 - 09:01  Structure de recherche , Equipe d'accueil GDI

L’équipe GDI (EA 4240) regroupe des chercheurs en sciences de la société (droit, sciences politiques, économie, gestion, histoire...) autour des notions de « gouvernance » et de «développement insulaire » en Polynésie et dans le Pacifique...

Cette équipe privilégie les thèmes de recherche concernant directement la Polynésie et le Pacifique, notamment ceux qui contribuent à son développement économique, social et culturel.

Politique scientifique

Juristes, politistes, économistes et gestionnaires mais aussi historiens ont une préoccupation commune : étudier les modes d’organisation et de régulation des activités tant publiques (institutions politiques et administratives) que privées (entreprises, marchés, transferts).

 

Le concept de gouvernance (gouvernance d’entreprise, gouvernance politique, gouvernance locale) doit permettre de mettre à jour les normes, traditions et institutions à travers lesquelles un pays ou une entreprise exerce ses fonctions. 
L’analyse de la gouvernance concerne au premier chef l’étude des institutions publiques de la Polynésie française, s’inscrivant dans le cadre du renouveau du droit d’Outre-mer. Les économistes, analysant les facteurs de la croissance dans une économie  de petite taille, s’interrogeront, souvent à partir des mêmes éléments, sur la « bonne gouvernance » et sur ses effets sur la croissance et le développement économiques. De leur côté les chercheurs en gestion s’intéressent à la « gouvernance d’entreprise », qui comprend aussi une dimension liée à la gouvernance politique du territoire.

Les particularités insulaires, qu’elles résultent des évolutions historiques ou de la situation géographique, constituent des éléments de son identité nécessaires à prendre en considération pour analyser les déterminants du développement économique, social et culturel.

 

La prise en compte de l’identité, de sa recherche souvent mythique, est un élément fort de la culture insulaire que l’on retrouve tant dans le discours politique que dans les institutions publiques ou privées. La question foncière (appropriation et utilisation des terres) souvent rattachée à la notion d’identité doit faire l’objet d’une approche prioritaire associant les juristes aux autres chercheurs en sciences sociales. La prise en considération de l’identité est un élément fort des politiques de développement (ex : économie de la filière tourisme). 

 

La notion de développement est prise en compte par les économistes, notamment lorsqu’ils se consacrent à l’étude de la « stratégie de développement des économies insulaires », ou du rôle d’un secteur particulier comme le tourisme (« tourisme et développement insulaire »). 
Les juristes se consacrent à l’analyse des outils du développement (en droit administratif, en droit financier et fiscal, en droit des entreprises, en droit du travail...) tout en contribuant à l’analyse des finalités du développement (développement durable, droit de l’environnement, protection des ressources naturelles...).

La réunion dans l’équipe des juristes et des économistes et gestionnaires présente l’opportunité d’une approche globale de certains phénomènes (développement, gouvernance…)."

Axes de recherche

Le projet scientifique du laboratoire Gouvernance et Développement Insulaire, centré sur les concepts de « gouvernance » et de «développement » les applique au milieu insulaire et intègre la dimension « identité ».

 

Le laboratoire est divisé en deux axes :

  • 1. Gouvernance, normes et institutions ;
  • 2. Stratégies de développement des économies insulaires.
Les raisons d’être de GDI

Un laboratoire transdisciplinaire Étudier l’Océanie, c’est entrer dans un monde auquel les « humanités » classiques ne préparent pas."

Les membres du GDI écrivent en Occidentaux (ou occidentalisés) et il faut fournir un réel effort pour comprendre la ou les civilisations qui ne sont pas Occidentales, même si elles sont imprégnées des valeurs occidentales (par exemple le christianisme) qui se mélangent, se superposent, cohabitent avec d’autres systèmes de valeur, dont la célèbre « pensée sauvage » que Claude Lévi-Strauss avait révélée. Dans un ouvrage qui reste une référence, deux anthropologues avaient - à leur manière – souligné modestement que leur discipline ne suffirait pas à comprendre cette région du monde (A. Bensa et J-C. Rivierre (sous la direction de), le Pacifique, un monde épars, L’Harmattan, 1998, 214p). Ils appelaient donc à avoir recours à l’histoire, à la linguistique et à l’économie. Lors de la création de GDI,  la réflexion a été étendue et a voulu intégrer le droit et la science politique qui permet du reste de donner au droit une dimension que Norbert Roulland a appelée « l’anthropologie juridique ».

Les particularismes humains et juridiques de l’Océanie nous obligent à avoir une approche très variée des sujets."

Le GDI a voulu aussi distinguer cette approche de ce que l’on nomme la pluridisciplinarité ou l’interdisciplinarité qui risquent de permettre à une discipline d’accaparer les autres à son profit, comme d’ailleurs avait prétendu le faire l’historien Fernand Braudel qui estimait que seul l’historien pouvait établir la synthèse des autres disciplines des sciences humaines.

En choisissant le thème du développement et de la gouvernance des îles, le GDI se devait de s’ouvrir largement et de permettre aux chercheurs de mettre en commun leurs travaux pour les enrichir les uns des autres.

La lecture des publications des membres du GDI et leurs interventions dans les colloques organisés ou co-organisés par le laboratoire révèle cette approche transdisciplinaire. Cette organisation se révèle sans doute riche et peu de chercheurs qui travaillent dans des disciplines aussi variées que celles de GDI ont autant de contacts que dans ce laboratoire. Des manifestations en ont été de brillants exemples. Le colloque organisé à Nouméa en mars 2011 sur le thème « Destins des collectivités politiques d’Océanie » a montré la variété des sens que l’on peut donner à des mots comme peuple, nation, État, territoire, frontières… selon les disciplines qui les utilisent, mais aussi comment elles peuvent se servir de cette variété pour nuancer et compléter les recherches de chacun. Le colloque organisé à l’UPF en juin 2014 en invitant des collègues océaniens est allé dans le même sens en apportant en plus le regard des natifs de la région, si différent de l’approche occidentale, dans un contexte d’océanisation des esprits (une revanche sur la période coloniale).

 

De la difficulté de conserver cette transdisciplinarité qui fait l'originalité de GDI

Cependant, l'isolement de l'université oblige plusieurs d’entre nous à garder le plus de contacts possibles avec les collègues métropolitains et les rencontres qu’ils organisent. Dans cette optique, la tentation du repli sur sa propre discipline existe. Elle prend du temps qui exclut parfois de revenir ou de demeurer dans l’optique initiale du GDI. Elle consomme aussi par là des crédits de recherche importants. Il faut donc sans cesse essayer – par des travaux communs – de conserver l’ambition originelle et originale qui a été celle du laboratoire. La difficulté consiste à se persuader  et à persuader les collègues métropolitains que la recherche transdisciplinaire de GDI peut être utile à la recherche en général et qu’il serait souhaitable que les revues scientifiques s’ouvrissent aux travaux du laboratoire. Certains membres de GDI y parviennent, non sans mal et non sans fournir des articles qui nécessitent recherche approfondie, talent d’écriture et ouverture sur le monde à partir de microréalités.

C’est pourquoi, à l’avenir, le GDI doit impérativement trouver les thèmes de recherche qui mobilisent l’ensemble de l’équipe ou des équipes restreintes mais résolument issues de disciplines différentes."

À cet égard, le projet de recherche sur le thème de « l’Océanie convoitée » qui trouve sa première manifestation à Paris en septembre 2015 et prépare un autre colloque en 2016 à Papeete avec des collègues océaniens comme en 2014, est susceptible de relancer la transdisciplinarité.
D’autres thèmes devront retenir notre attention et nous mobiliser dans les années à venir.
En effet, la Polynésie française est une collectivité d’outre-mer, soumise à la spécialité législative, dont le statut repose sur le concept d’ « autonomie ». La spécialité législative signifie que la grande majorité des lois de la République ne s’appliquent pas à la Polynésie. Dès lors, s’y applique un ensemble de règles juridiques présentant de très nombreuses particularités tant en droit public (statut d’autonomie, institutions administratives originales, règles particulières pour les libertés publiques, le domaine public, la fonction publique, la fiscalité, l’urbanisme, l’environnement…) qu’en droit privé (famille,  biens…) ; son éloignement de la métropole, sa petite taille, les importants transferts dont elle bénéficie en font un objet d’étude spécifique pour les juristes et politistes pour analyser les questions de gouvernance ou s’interroger sur les activités propres du pays.

Collaborations

Notre atout est de nous trouver au centre de l’Océanie dans un vaste réseau d’universités avec qui nous collaborons régulièrement pour échanger les résultats de nos recherches. "
  • L’équipe GDI travaille avec l’East-West Center de Hawaii, l’Université de Hawaii, les universités de Nouvelle-Zélande (Auckland, Wellington et Christchurch), les universités australiennes (Sydney et Canberra) et l’University of South Pacific (Fidji et Vanuatu), et en métropole, essentiellement avec le CREDO (Marseille), l’Institut d’Etudes Politiques d’Aix-en-Provence, l’EHSS et le réseau Asie-Pacifique du CNRS. On peut ajouter que les thèmes abordés par l’équipe ont permis de faire avancer les connaissances politiques, économiques et juridiques de la société polynésienne et bien au-delà, de l’Océanie. L’état des connaissances dans ces domaines était assez faible et l'équipe a réalisé un grand travail reconnu par les spécialistes Australiens, Néo-Zélandais et Hawaïens.
  • Le GDI travaille en étroite collaboration avec Steven Ratuva, le directeur du PIPSA (Pacific Islands Political Science Association) basée à Auckland University (Nouvelle-Zélande), avec Terence Wesley-Smith de l’University of Hawai'i at Manoa, avec Jerry Finin de l’East-West Center à Hawai'i, avec David Hegarty puis Nicole Haley pour l’Australian National University, avec VijayNaidu, ODN (Oceania Development Network) de l’University of South Pacific et enfin Carine David de l’Université de la Nouvelle-Calédonie. Des chercheurs de GDI (M. Debène, Y.L. Sage, S. Al Wardi, A. Moyrand) étaient à l’East-West Center, University of Hawaii, Honolulu, le 25 avril 2012. A. Moyrand et S. Al Wardi ont été invités au Symposium à l’Australian National University ANU, Canberra, Australie les 16 et 17 octobre2012. 
  • Le GDI travaille avec le laboratoire « State, Society and Governance in Melanesia » à l’Australian National University, qui est spécialisé, comme son nom l’indique sur la Mélanésie. Après plusieurs rencontres, l'équipe a pu remarquer  qu’il y avait un fond commun entre la Mélanésie, la Polynésie et la Micronésie : le monde politique océanien, quel que soit le type de colonisation, est aussi caractérisé par une instabilité politique forte motivée par un nomadisme politique, une autonomie des hommes politiques par rapport à leurs partis, une relation affective incontournable, un clientélisme au grand jour, une forte captation des ressources publiques mais aussi une partie magique très présente dans la vie politique. Aucun État ou territoire n’est épargné par ces caractéristiques. Ainsi, les collaborations ont été intensifiées, la dernière en date étant le colloque organisé sur la gouvernance à l'université en 2014 avec près de 80 personnes de toute l’Océanie.
Expertises

  • B. Poirine a été invité en 2010 à l’université de Copenhague et en 2011 à Nuuk (Groenland) pour participer à une conférence internationale sur les relations entre l’union européenne et les PTOM (pays et territoires d’outre mer liés à l’union européenne). Il a rédigé un chapitre du livre qu'en a résulté : « European Integration and Postcolonial Sovereignty Games The EU overseas countries and territories”, publié chez Routledge en 2012. Depuis 2010 jusqu’à ce jour, ses publications en français et en anglais ont totalisé 380 citations (et 818 citations au total, source Google Scholar).
  • F. Venayre a été invité en avril 2014 par le Congrès de Nouvelle-Calédonie pour une mission de huit jours visant à mettre en évidence les liens et les disparités entre Polynésie française et Évaluation des entités de recherche 8 Nouvelle-Calédonie et proposer des solutions de réformes structurelles de l’économie calédonienne destinées à contrer le potentiel de retournement de la croissance calédonienne. Il a à cet égard été auditionné par les différentes commissions du Congrès ou entités économiques locales.
  • Durant la période 2010-2015, plusieurs enseignants-chercheurs en Economie et en Gestion ont été sollicités par des revues à comités de lecture afin de jouer le rôle de « referee » (rapporteur arbitre) sur des projets de publication :
    • C. Montet : Journal of Public Economic Theory, Economie et Prévision et Revue Lamy de la concurrence ;
    • F. Venayre : Revue Lamy de la concurrence et le Journal de la Société des Océanistes ;
    • B. Poirine : Revue Tiers Monde ;
    • V. Dropsy : "Review of Middle East Economics and Finance" (1 article) et "Frontiers in Finance and Economics" (2 articles en 2010) ;
    • Y. Rival : Revue des cas en Gestion et AFMAT ;
    • Pierre Ghewy : Congrès international de l’Association Française du Marketing depuis 2006.
  • B. Poirine a été membre du comité éditorial de la revue World Development (classée 1 par le CNRS dans le domaine de l’économie du développement), de 2006 à 2013 ; B. Poirine est aussi membre du comité éditorial de la revue internationale Island Studies Journal, pour la période allant de janvier 2013 à décembre 2016; C. Montet est, depuis 2005, membre du comité éditorial de la Revue Lamy de la concurrence (classée A par l’AERES, dans le secteur Droit).
  • Les économistes ont par ailleurs poursuivi, soit individuellement, soit dans des travaux en collaboration des études sur différents aspects de la croissance et du développement de l’économie polynésienne (voir la liste des travaux et publications). On peut relever la rédaction d’un rapport pour le Ministère de l’outre-mer par V. Dropsy, C. Montet et B. Poirine (2011) « Analyse des facteurs de la croissance en Polynésie française ». Deux articles tirés de ce rapport, l’un par B. Poirine, l’autre par V. Dropsy et C. Montet sont en cours d’évaluation pour publication dans des revues d’économie. V. Dropsy, C. Montet et B. Poirine ont par ailleurs collaboré avec Eric Heyer (OFCE) à l’élaboration d’un modèle macroéconomique de court terme pour l’économie polynésienne à la demande de l’AFD. Le suivi de ce modèle continue d’être fait par V. Dropsy. V. Dropsy, C. Montet et B. Poirine ont ainsi terminé et rendu au Ministère français de l’Outre-mer, en mai 2010 un rapport intitulé “Étude Économique du Potentiel du Tourisme de la Polynésie Française”, dont un article a été tiré, intitulé “Tourism, Insularity and Remoteness: a Gravity-Based Approach”, en vue d’une publication dans une revue spécialisée dans le domaine du tourisme. L’étude utilise un modèle de gravitation pour discuter des effets de la distance, non seulement de la distance géographique, mais aussi de la distance culturelle, économique ou encore administrative, entre les pays sur les flux bilatéraux de touristes.
  • Réponses à des demandes d’interviews dans les médias audiovisuels locaux (TNTV, Polynésie 1ère radio et TV [ex-RFO], Taui FM, Radio Tefana, Radio 1...) et internationaux (Nouvelle-Calédonie 1ère TV, France 2, CanalPlus, France O, Saint-Pierre-et-Miquelon 1ère radio, France Inter, Radio Australia, Radio Canada...).
  • Participation de chercheurs en économie et gestion du laboratoire, à la demande du gouvernement local ou d'autres organismes institutionnels, à différentes instances en tant qu’experts invités :
    • Séminaires à l’Assemblée de la Polynésie française,
    • Commission des affaires économiques de l’Assemblée,
    • Conseil économique, social et culturel de la Polynésie française,
    • Formation à la micro-économie pour les membres du CESC,
    • Congrès des communes de la Polynésie française,
    • Commission de régulation de l’énergie de la Polynésie française,
    • Comité de pilotage du tourisme de la Polynésie française,
    • Agence française de développement, IEOM-PF, ISPF, INSEE,
    • États généraux de l’outre-mer,
    • Groupes de réflexion à l’initiative de la présidence de la Polynésie française, notamment très récemment sur la nouvelle loi locale sur la concurrence,
    • Commission concurrence du MEDEF, et de la Fédération générale du commerce,
    • Syndicats, partis politiques et chefs d’entreprises indépendants,
    • Congrès de Nouvelle-Calédonie,
    • Conseil Économique Social et Environnemental (Paris) sur les questions de fait religieux au travail et conférences sur ce thème au Sénat en 2013 et à l’Assemblée nationale en 2014 (L. Honoré),
    • Conférences pour des Think Tank et des associations professionnelles, notamment CroissancePlus, l’ANDRH, Les Semaines Sociales,
  • Participation à des jurys et commissions, extérieurs à l’UPF :
    • Comités de sélection et jurys des concours locaux,
    • Jury de formations du CNAM-PF,
    • Jurys de validation des acquis de l'expérience de la Polynésie française,
    • Jurys de concours de la fonction publique de la Polynésie française,
    • Jurys de présélection à l'UPF du dispositif JCP (Jeunes Cadres Polynésiens) de l'Assemblée de Polynésie française,
    • Jury de sélection du Volontariat au Service Civique en collaboration avec le RSMA de Polynésie française,
    • Commissions d’Équivalence des Diplômes Étrangers à la DGRH (Direction Générale des Ressources Humaines), et au Centre de Gestion et de Formation du Syndicat pour la Promotion des Communes de la Polynésie française,
    • Groupe de travail dédié à l’orientation 6 (« Améliorer la formation et l’insertion des jeunes Polynésiens ») du PASE (Plan d’Action Stratégique de l’État) du Haut-commissariat de la Polynésie française,
    • Comité du Schéma Directeur de Formations de la Polynésie française
    • Évaluation des entités de recherche
    • 17 Réalisations et produits de la recherche au cours de la période écoulée (1er janvier 2010 – 30 juin 2015).
Résultats majeurs

  • 1) La recherche sur la gouvernance en Polynésie française a exposé, à travers des publications, les sources de l’instabilité politique (une douzaine de gouvernements depuis 2004) aux autorités de l’État, qui ont alors modifié plusieurs fois (2007, 2011) les dispositions statutaires de ce « pays d’outre-mer » au sein de la République.
  • 2) La recherche sur la gouvernance au niveau des collectivités locales a contribué à une meilleure compréhension de l’extension des dispositions du code général des collectivités territoriales aux communes de la Polynésie française, et leur passage au régime de droit commun de leurs actes avec un contrôle a posteriori depuis 2012.
  • 3) La recherche sur le droit de la concurrence a mis en évidence la nécessité et la possibilité de mettre en place un droit moderne de la concurrence en Polynésie française, mais a aussi soulevé quelques écueils susceptibles d’être rencontrés lors de l’application de ce droit. Des préconisations en ont résulté pour l’action publique. 
  • 4) La recherche sur l'économie de la Polynésie française a permis de comprendre la faible productivité globale des facteurs, et de proposer des remèdes, tels qu'une politique de concurrence, qui a été récemment mise en place, une plus grande ouverture internationale, et une meilleure régulation des industries de réseau.
  • 5) La recherche sur le protectionnisme et le développement insulaire en Polynésie française a montré que la substitution d'importation n'a pas eu d'effet positif significatif sur la croissance, laquelle a été essentiellement tirée par d'importants transferts métropolitains, qui ont généré un "syndrome hollandais".
Distinctions

Les chercheurs de chaque discipline travaillent en général entre eux et débordent rarement dans les autres disciplines, sauf pour les analyses concernant les questions de concurrence où économie et droit sont plus intimement mêlés. 
On peut à cet égard souligner que, de manière notable, deux économistes du laboratoire (C. Montet et F. Venayre) ont obtenu un prix de droit économique pour leur ouvrage La concurrence à Tahiti : Une utopie ?, publié en 2013.

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