le jeudi 29 avril à 15h30 dans l’amphithéâtre A3
Parution : 21 avril 2010 à 11:55 / Mise à jour : 22 avril 2010 à 08:43

La soutenance de thèse en doctorat présentée par Sandra Lepers-Andrzejewski se déroulera le jeudi 29 avril à 15h30 dans l’amphithéâtre A3 de l’université.
Sa thèse en science du végétal porte sur "l’Etude de la diversité génétique et de la structure du génome des vanilliers cultivés en Polynésie française".
La vanille de Tahiti est une ressource unique et originale sur le marché de la vanille en raison de ses notes aromatiques anisées et de l’aspect huileux de ses gousses. Menacée par la concurrence, la vanille tahitienne doit absolument être protégée. Les travaux de thèse menés dans le laboratoire de recherche de l’Etablissement Vanille de Tahiti à Raiatea en collaboration avec l’Université d’Orsay, le CNRS et l’Université de Riverside ont permis de préciser l’origine et la diversification du vanillier tahitien.
Les analyses de génétique moléculaire confirment que le vanillier tahitien est bien d’origine hybride. Ses parents sont Vanilla planifolia et une espèce proche de Vanilla odorata. Il convient donc de ne plus considérer le vanillier tahitien comme une espèce mais comme un hybride et d’en corriger la nomenclature par : Vanilla x tahitensis (pro Sp.). Si le lieu de cette hybridation ne peut être précisé, les résultats présentés prouvent que V.x tahitensis s’est diversifié en Polynésie française à partir d’un seul morphotype ‘Tahiti’. L’ensemble des données acquises fournit des clés indispensables pour mieux protéger la vanille de Tahiti, en apportant des éléments scientifiques complémentaires au dossier d’appellation d’origine « Vanille de Tahiti ».
Pour la première fois la structure du génome de Vanilla x tahitensis a été étudiée : quantité d’ADN nucléaire, comptage et marquage des chromosomes révèlent l’existence de processus complexes de régulation du cycle cellulaire. La carte génétique du type cultivé ‘Tahiti’, première établie dans le genre Vanilla, représente un résultat majeur ouvrant de nombreuses perspectives aux programmes d’amélioration du vanillier tahitien en réponse aux problèmes rencontrés par les producteurs.
Pascale BESSE, professeur de génétique végétale, UMR 53, PVBMT, Peuplements Végétaux et Agresseurs en Milieu Tropical, Pôle de Protection des Plantes, Saint Pierre, Ile de la Réunion - rapporteur
Sharman 0’NEIL, professor Biological Sciences, Life Sciences, University California Davis, USA - rapporteur
Michel DRON, professeur de biologie végétale, UMR 8618, Institut de Biologie des Plantes, Université Paris sud 11, Orsay – directeur de thèse
Gaël LECELLIER, maître de conférences en génétique, université de la Polynésie française, Laboratoire BIOTEM, équipe Biologie marine, Faa’a, Tahiti - Polynésie française
Priscille FROGIER, déléguée à la recherche, Papeete, Tahiti, Polynésie française
Sonja SILJAK-YAKOVLEV, directrice de recherches CNRS, UMR 8079, Ecologie Systématique et Evolution, université Paris sud 11, Orsay
Phila Raharivelomanana, directrice du laboratoire BIOTEM :
Tél : 803 822
Courriel : phila.raharivelomanana@upf.pf