Université de la Polynésie Française - Tahiti

Soutenance de thèse de Mlle Clémence GATTI

Jeudi 27 août 2009 à 15h00

La soutenance de thèse de Mlle Clémence GATTI, en vue de l’obtention du diplôme de "Docteur en Biologie Moléculaire, spécialité : Physiopathologie", se déroulera le jeudi 27 août 2009 à 15h00 dans l’amphithéâtre E de l’université. Sa thèse est intitulée : "Atteintes neurologiques associées aux intoxications par biotoxines marines en Polynésie française".

Constitué par le professeur Marcel LE PENNEC de l’université de la Polynésie française, en sa qualité de directeur de thèse et par le Docteur Anne-Marie LEGRAND, directrice du laboratoire de Parasitologie médicale à l’institut Louis Malardé, en sa qualité de co-directrice de thèse, le jury est également composé de Christiane CAUDIE, docteur praticien hospitalier, de Nathalie COCHENNEC, docteur à l’IFREMER, de Patrick HOWELL, directeur général de l’institut Louis Malardé, de Phila RAHARIVELOMANANA, professeur et directrice du laboratoire BIOTEM à l’UPF et de Laurent MAURS, docteur neurologue.

Résumé de sa thèse :

Ces travaux ont pour premier objectif d’obtenir une vision globale et la plus réaliste possible des différents types d’intoxications associés à la consommation de produits marins présents sur le territoire polynésien, se basant sur l’analyse rétrospective de dossiers médicaux d’hospitalisation de patients intoxiqués. En plus de témoigner de la co-évolution de différents types d’intoxications toxinologiquement distincts, cette étude révèle dans certains cas sévères, une forte proportion de signes neurologiques, témoignant dans certains cas, d’une part, d’une possible action centrale des toxines impliquées (c’est-à-dire au niveau du cerveau), et d’autre part, d’une sollicitation du système immunitaire.

C’est ainsi qu’en seconde partie, l’hypothèse proposant de considérer les toxines marines comme déclencheurs potentiels d’un processus immunitaire dirigé contre le système nerveux périphérique est étudiée ; ce mécanisme étant susceptible d’expliquer l’apparition, chez certains patients, d’atteintes neurologiques chroniques perdurant plusieurs semaines, mois voire années après un épisode toxique. A cet effet, la recherche, dans le sérum de patients souffrant de formes modérées chroniques d’intoxications, d’auto-anticorps dirigés contre le système nerveux, habituellement impliqués dans l’apparition et l’entretien de certaines neuropathies périphériques, a été investiguée. Si la présence d’atteintes neurologiques périphériques chroniques chez des patients volontaires ayant été intoxiqués par un produit marin, a été caractérisée au plan électrophysiologique, en revanche, l’hypothèse de l’implication d’un mécanime dysimmunitaire n’a pu être révélée.

Ces travaux, tels un prolégomène à l’exploration et la compréhension de manifestations neurologiques chroniques de certains cas d’intoxications par produits marins, apportent de nouveaux éléments d’information et suggèrent la nécessité de porsuivre l’exploration physiologique d’une affection encore énigmatique amenée à se mondialiser.

Contact

secrétariat de la recherche
Christine Thomazet
Tél : (00 689) 803 936
christine.thomazet@upf.pf