Université de la Polynésie Française - Tahiti

Soutenance de thèse de Mareva LEU le 15 mai 2009

La soutenance de thèse en doctorat présentée par Marevva Leu se déroulera le vendredi 15 mai prochain à 15h00 dans le grand amphithéâtre de l’université. Sa thèse est intitulée : "Contribution à la connaissance de la flore polynésienne : Evaluation de l’intérêt pharmacologique de plantes médicinales et étude phytochimique du Tamanu (Calophyllum inophyllum, L. – Clusiaceae)".

Constitué par Phila Raharivelomanana-Bianchini, professeur des universités et directrice du laboratoire BIOTEM de l’UPF en sa qualité de co-directrice de thèse, le jury est également composé de Christian Moretti, directeur de recherche à l’IRD de Papeete, Priscille Frogier, déléguée à la Recherche de la Polynésie française, Kurt Hostettmann, professeur à l’université de Genève (Suisse), Gaël Lecellier, maître de conférences HDR à l’Université de Versailles et Stéphanie Soulet, maître de conférences à l’université de la Polynésie française.

Résumé de la soutenance

La Polynésie française est une zone de forte biodiversité reconnue. Une meilleure connaissance des ressources naturelles est indispensable à l’utilisation éclairée de cette biodiversité. L’intérêt pharmacologique de plantes médicinales polynésiennes, objet d’étude du laboratoire BIOTEM de l’UPF, a été évalué pour la première fois.

L’activité antiradicalaire de 35 plantes médicinales polynésiennes a été évaluée pour la première fois dans cette étude. Parmi celles-ci, les plus actives sont : Myrsine falcata, Myrsine taitensis, Ludwigia octovalvis, Coccoloba uvifera (Raisin de mer) et Metrosideros collina (Puarata). De même, l’activité inhibitrice de l’élastase du Calophyllum inophyllum (Tamanu) a aussi été montrée pour la première fois dans ce travail. Une étude phytochimique approfondie de l’huile de Tamanu de Polynésie française a été menée pour la première fois et a permis l’identification de 16 composés de structure coumarine. Parmi ceux-ci, 3 nouveaux composés appartenant à une nouvelle série nommée « Tamanolide », ont été identifiés. Les calanolides A et B, composés à fort potentiel antiVIH, ont aussi été identifiés pour la première fois dans cette espèce. La présence de ces molécules et la mise en évidence de leur activité biologique montrent bien l’intérêt pharmacologique de cette plante.

Contact
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    Christine Thomazet-Lenck, secrétaire du service de la recherche
    Tél bureau : 803 936
    Courriel : christine.thomazet@upf.pf