et de la biodiversité terrestre et marine du Pacifique Sud
Parution : 10 mars 2009 à 08:53 / Mise à jour : 14 avril 2009 à 17:18

Dans le cadre des 2èmes Assises de la recherche française dans le Pacifique et du 11ème Inter-congrès des Sciences du Pacifique qui ont accueilli à Tahiti du 02 au 06 mars près de 700 chercheurs représentant plus cinquante pays, un protocole a été signé ce jeudi 04 mars à l’université de la Polynésie française pour la création d’un Grand Observatoire de l’environnement et de la biodiversité terrestre et marine du Pacifique Sud (GOPS). Cette création a été annoncée en présence des présidents et directeurs généraux des 10 établissements partenaires.
Le projet de création d’un Grand Observatoire de l’environnement et de la biodiversité terrestre et marine du Pacifique Sud (GOPS) est le fruit de nombreux échanges entre différents organismes de recherche et d’universités qui conduisent des activités scientifiques très diversifiées. Après le Grenelle de l’Environnement, il a semblé opportun et cohérent de les mutualiser au sein d’un dispositif conjoint afin de les renforcer et d’en assurer une meilleure lisibilité. La mise en place d’un tel observatoire scientifique vise à conforter la position française dans une région qui constitue l’un des plus grands réservoirs de la biodiversité de la planète.
La finalité de cette collaboration est de créer un système fédérateur d’observation et d’expérimentation au service de la recherche, de la formation, de la valorisation et de l’expertise, qui prendra le nom de Grand Observatoire de l’environnement et de la biodiversité terrestre et marine du Pacifique Sud (GOPS). Cet observatoire sera basé sur l’observation et le suivi à long terme des écosystèmes et de la biodiversité, affectés par les changements environnementaux planétaires et les pressions anthropiques régionales et locales.
Ses missions principales seront :
La recherche, en facilitant l’activité des équipes de la région autour de programmes de recherche communs, en favorisant la réponse conjointe aux appels d’offre et en se concertant sur les profils à recruter et les équipements à acquérir.
L’observation pour la recherche en environnement, en coordonnant des systèmes et réseaux locaux d’observation, des plateformes et des stations marines de la région.
Le soutien et le conseil pour la mise en œuvre et le suivi des réseaux de surveillance de l’environnement et de veille. Le GOPS permettra d’éclairer les décisions de conservation et de restauration des sites écologiques et de valoriser le patrimoine régional dans les domaines des substances naturelles et des ressources génétiques.
La formation, en contribuant à mettre en place des masters régionaux sous tutelles conjointes des universités partenaires. L’objectif est d’atteindre un niveau de visibilité et d’attractivité à l’échelle du Pacifique Sud.
Sont membres fondateurs du GOPS :
. l’Institut de la Recherche pour le Développement
. l’Université Pierre et Marie Curie
. l’Université de Nouvelle-Calédonie
. l’Université de la Polynésie française
. l’Université de Perpignan
. l’Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer
. l’Ecole Pratique des Hautes Etudes
. le CNRS : Institut National des Sciences de l’Univers et Institut National de l’Ecologie et de l’Environnement
. le Muséum National d’Histoire Naturelle
. l’Institut Agronomique Calédonien
Cet observatoire a vocation à s’ouvrir à la coopération régionale, notamment avec les universités telles que l’USP (University of the South Pacific) et celle de Papouasie-Nouvelle-Guinée.