Jeudi 2 septembre à 18h, amphi A3
Parution : 24 août 2010 à 18:00 / Mise à jour : 24 août 2010 à 18:19

Le cycle des conférences « Savoirs pour tous » reprend à compter du jeudi 02 septembre à 18h00 dans le nouvel amphithéâtre A3, par une conférence intitulée "Comment Tahiti est-elle devenue française ?". Ouverte au public et gratuite, cette conférence est proposée par Renaud Meltz, maître de conférences en histoire contemporaine à l’université de la Polynésie française.
A travers ces conférences, l’université participe à la diffusion de la culture et de l’information scientifique et propose de faire découvrir au grand public des thèmes variés touchant à tous les domaines de la connaissance.
Les Tahitiens des années 1840 ne désiraient pas, dans leur immense majorité, devenir français : quand ils n’étaient pas indifférents à la question, ils souhaitaient généralement la protection de la Grande-Bretagne. Rien d’étonnant à cela, du fait de l’influence des pasteurs protestants et de la présence familière des navires anglais. Les Français ne le désiraient pas davantage : lorsque Guizot annonça à ses compatriotes le protectorat, que le gouvernement n’avait pas souhaité, ratifiant une initiative individuelle, celle de l’amiral Dupetit-Thouars, il récolta plus de critiques que d’éloges. Soit qu’on s’opposât à la dissémination des forces françaises dans des aventures coloniales, soit qu’on dédaignât une prise si lointaine et si petite, chez les partisans d’une présence commerciale et politique mondiale.
Si un homme ne fait pas l’histoire seul contre tous, comment en est-on venu à la proclamation de la souveraineté française par Dupetit-Thouars ? Le conférencier se penchera sur le rôle des intérêts privés, commerçants et religieux, et le dynamisme propre aux marines ; il s’intéressera à quelques individus, venus de milieux ordinaires, que leur solitude d’Européens, dans les îles du Grand océan, a voué à des responsabilités inattendues et considérables (le révérend Pritchard et le consul Moerenhout, au premier chef), pour tenter de comprendre comment la rivalité franco-anglaise a accouché d’une singulière présence française dans le Pacifique.
Maître de conférences en histoire contemporaine, Renaud Meltz a obtenu son doctorat avec félicitations unanimes du jury, en 2005, à l’université de Paris-IV Sorbonne où il a poursuivi l’ensemble de son cursus universitaire. Il y a enseigné pendant quatre ans en qualité d’ATER. Le livre issu de sa thèse, Alexis Léger, dit Saint-John Perse, paru chez Flammarion en 2008, salué par la critique savante et grand public, a été récompensé par le prix Maurice Baumont.
Agrégé d’histoire, cet universitaire de 36 ans est qualifié aux fonctions de maître de conférences par le Conseil national des universités à la fois en langue et littérature française et en histoire des mondes modernes. De 2004 à 2007, Renaud Meltz a été pensionnaire de la fondation Thiers, un centre de recherches humanistes relevant du CNRS qui accueille les universitaires les plus brillants de France.
En poste à l’université de la Polynésie française depuis 2007, Renaud Meltz appartient au laboratoire Sociétés traditionnelles du Pacifique ; il est également chercheur associé au laboratoire IRICE (Paris I-Paris IV-CNRS). Ses recherches se situent au croisement des relations internationales et de l’histoire culturelle. A l’UPF, il dispense des cours d’histoire contemporaine et assure les fonctions de responsable pédagogique de la 3ème année de licence d’histoire et de géographie. Il propose également un enseignement de culture général (UECG) ouvert à toutes les filières consacré à l’histoire des idées politiques. Au sein de l’IUFM, il enseigne en master dans le cadre de la préparation au CAPES d’histoire-géographie.
Vincent Dropsy, maîtres de conférences en sciences économiques, en charge de l’organisation des conférences :
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