Université de la Polynésie Française - Tahiti

Témoignage du FIFO 2007

Maehenga Natua,
licencié en Histoire-géographie
Participant au FIFO 2006


Maehenga est un fervent cinéphile. Stylo et carnet du festivalier à la main, programme des films à l’affiche dans l’autre, Maehenga a vécu sa passion pendant une semaine au Te Fare Tauhiti Nui et sur la campus à l’occasion du festival. Sa participation n’aura pas seulement consisté à regarder des documentaires calé dans les confortables fauteuils du petit et du grand théâtre de la Maison de la Culture, il a décidé de couvrir l’événement avec son regard d’étudiant pour le compte des Nouvelles de Tahiti. Apprenti journaliste avec deux amies, voici un témoignage particulier de quelqu’un qui s’est investi avec beaucoup d’ardeur dans l’organisation du FIFO, en particulier pour les projections qui se sont déroulées à l’université.

UPF : En quoi a consisté ta participation au festival du FIFO ?
Maehenga Natua : J’ai eu l’impression de littéralement plonger au cœur même du festival. En fait, je devais apporter deux regards différents mais complémentaires : d’une part, me distraire comme tout festivalier, donc poser un regard de spectateur sur les films projetés et apprécier ce qui se réalise dans l’Océanie en matière de documentaires, d’autre part, mesurer l’ambiance dans les salles et dans les ateliers pour les Nouvelles de Tahiti. Ce deuxième challenge n’a pas été simple mais ce fut une expérience très intéressante car il revenait à donner envie aux lecteurs de se rendre au festival et profiter du programme.

Comment s’est passé ce travail de rédaction ?
Avec Jennifer et Jenny, les deux autres étudiantes qui devaient rédiger les articles avec moi, nous étions soumis aux mêmes conditions de travail, et donc au même formalisme, que les journalistes professionnels. Nous avons dû, par exemple, assimiler le jargon journalistique. Il fallait accrocher le lecteur dès les premiers mots du reportage pour capter son intérêt, mais aussi rendre nos écrits à 17 heures sans faute pour le bouclage du journal. « Un mot égal une info », répétions-nous avec amusement avant d’aller sur le terrain. La rédactrice en chef des Nouvelles avait une exigence : que nous portions notre regard d’étudiant sur le festival afin de cibler les jeunes et inciter à se rendre au festival. Ce nouveau souffle qui a plané dans le quotidien avait d’ailleurs été très apprécié par beaucoup de personnes que nous avions rencontrées par la suite.

Et quelles ont été tes impressions sur le FIFO ?
C’est une expérience à vivre, c’est certain. Les films sont d’un bon niveau, entre des images bien montées et des récits intéressants. Les documentaires en compétition correspondaient en tout cas aux attentes des spectateurs. Ce type de manifestation est d’un grand intérêt. Il ne faut pas avoir de préjugés sur ce que peuvent faire les Océaniens en matière de documentaire. Wallès Kotra, président de l’association pour le FIFO, et toute son équipe ont notamment fait un travail formidable en faisant en sorte que les films soient accessibles à tous. Pour ma part, j’ai été fier de vivre ce festival de l’intérieur en tant que spectateur avide d’images, et de l’extérieur par mon regard et ma plume de journaliste.