Responsable de l’équipe d’accueil : Phila Raharivelomanana, professeur des universités
L’axe de recherche portant sur « la connaissance et valorisation de la biodiversité terrestre et marine pour le développement durable en milieux insulaires » a été logiquement choisi par les enseignants-chercheurs BIOTEM en cohérence avec la politique scientifique générale de l’UPF pour mener des recherches en adéquation avec les attentes de la Polynésie française et de la zone Pacifique.
En effet les recherches sur la biodiversité végétale ou animale, terrestre ou marine, constituent un très vaste programme d’actions par ailleurs retenu par la Polynésie française comme fondamentales et prioritaires pour son développement.
Les travaux de ce laboratoire portent sur deux axes principaux :
Les ressources marines
Les ressources terrestres
Les membres de ce laboratoire figurent dans l’organigramme que vous pouvez consulter en bas de page.
Equipe « Biologie Marine »
Responsable : Marcel Le Pennec, professeur des universités, vice-président du conseil scientifiqueLes axes de recherche
Les principaux axes de recherche sont centrés sur la biologie et l’écophysiologie de l’huître perlière, ou pintadine, Pinctada margaritifera, et la perle de culture de Tahiti. Toutes les études sont réalisées en étroite coopération avec des biologistes du Centre Ifremer de Vairao et du Service de la Perliculture.
- Interactions entre les pintadines et leur environnement Responsable : Marcel Le Pennec, professeur des universités, vice-président du conseil scientifique Les recherches portent sur les étapes cruciales du cycle de vie, comme la phase pélagique, le recrutement, le juvénile et l’adulte et les processus écophysiologiques qui permettent la croissance et la reproduction de l’espèce. L’influence de l’hydro-climat sur les variations qualitatives et quantitatives de la nourriture est analysée et traduite en terme de performance de croissance et de reproduction. Les actions sont menées dans les atolls-cibles de Ahe et Takaroa et complétées par des expérimentations en laboratoire (au COP/Ifremer). Toutes ces données doivent permettre de paramétrer un modèle dynamique de croissance de la pintadine.
- Maîtrise de la reproduction Responsable : Marina Demoy-Schneider, maître de conférences Cette thématique nécessite, en particulier, des techniques spécifiques de conservation du patrimoine génétique de la pintadine. Des protocoles de cryopréservation des gamètes, utilisés pour d’autres espèces de mollusques sont adaptés à notre espèce. Les études portent sur l’activité des spermatozoïdes avant et après congélation (dosage de l’ATP et de l’activité mitochondriale), l’influence de divers composants organiques et minéraux d’un diluant (le DCSB4) sur la motilité des spermatozoïdes et la comparaison de leur effet sur l’activation des spermatozoïdes avant et après congélation.
- Amélioration de la qualité des perles Responsable : Nelly Schmitt, maître de conférences Les profils protéiques des matrices organiques de différents types de nucléus provenant de la coquille de diverses espèces de bivalves (Pinctada sp., Amblema plicata perplicata, Tridacna sp.) et d’enrobés sont analysés. Il s’agit de pouvoir expliquer les différences de qualité des perles obtenues selon le type de nucléus utilisé. Pour cela nous tentons de mettre en évidence des molécules susceptibles d’agir sur le bon développement du sac perlier. Ces molécules pourraient ensuite être utilisées lors des protocoles de greffe afin d’améliorer la qualité des perles et ainsi augmenter les retombées économiques.
Les programmes
Les actions de recherche sont réalisées dans le cadre de différents programmes. Il s’agit de :- GDR Intitulé « Amélioration de la qualité des perles de Pinctada margaritifera de Polynésie française », l’objectif de ce projet de recherche pluridisciplinaire est de décrire précisément et de mieux comprendre les mécanismes biologiques de la greffe et d’acquérir des connaissances sur les processus de minéralisation des perles et/ou leur dysfonctionnement, afin d’améliorer leur qualité. La période couverte est de janvier 2008 à décembre 2010.
- ANR Intitulée « Perliculture durable en Polynésie française » cette action vise à analyser le rôle du nucléus afin d’optimiser la greffe. Elle est étalée sur deux années : 2007 et 2008.
- FED 9ème Fonds Européen de Développement (POF/001/03) : « Professionnalisation et pérennisation de la perliculture ». D’une durée de 3 ans (novembre 2007 à novembre 2010), l’objectif de ce programme est de parvenir à la modélisation de la croissance, de la reproduction et du recrutement de l’huître perlière, Pinctada margaritifera.
Les doctorants
Clémentine Linard (inscription UPF en octobre 2007)
Caroline Joubert (inscription UPF en novembre 2007).
Jonathan Fournier (inscription UPF en janvier 2008).
Equipe « Chimie »
Responsable : Phila Raharivelomanana, professeur des universités
Les axes de recherche
Les principaux axes de recherche sont centrés sur la connaissance et la valorisation de la biodiversité terrestre en mettant l’accent sur la spécificité des plantes polynésiennes par l’étude des métabolites secondaires.
- Criblage des plantes polynésiennes à activité biologiques Responsable : Phila Raharivelomanana, professeur des universités
Les recherches portent sur les plantes bioactives de la biodiversité de la Polynésie. La richesse de la flore de la Polynésie est une source de plantes présentant des potentialités en activités biologiques diverses et en valorisations économiques qu’il convient de recenser et rassembler dans une banque de données. L’acquisition des données sur ces extraits (caractérisations physico-chimiques, bioactivités, possibilités de valorisations) fait partie de l’inventaire des connaissances de la biodiversité de la Polynésie française.
- Les arômes alimentaires et huiles essentielles Responsable : Taivini Teai, maître de conférences, titulaire d’une HDR
Les fruits tropicaux constituent de plus en plus une source d’inspiration pour les aromaticiens modernes. L’objet de ces études est de déterminer les composés responsables de la flaveur caractéristique des fruits de Polynésie et de manière plus large, des plantes aromatiques à potentialité économique. Dans ce but, l’étude des fruits locaux les plus typiques est prévue (Citrus grandis, Citrus hystrix) ainsi que quelques plantes aromatiques typiques. Ainsi, l’analyse aromatique des huiles essentielles de ces agrumes contribuera à une meilleure connaissance et valorisation de ces plantes dans la formulation d’un certain nombre de produits locaux innovants. Les secteurs appliqués concernés sont ceux de l’industrie agroalimentaire telles que les industries des jus de fruits, des spiritueux, les industries de la parfumerie et de la cosmétique, ainsi que les PME de la restauration.
- Etude de quelques plantes à potentialité pesticide de la Polynésie française Responsable : Phila Raharivelomanana, professeur des universités
Dans le cadre des vastes projets de bioprospection des ressources naturelles de la Polynésie française dans le domaine des plantes à potentialités économiques et à activités biologiques, nous nous proposons d’apporter une contribution à la connaissance et valorisation de quelques plantes à roténoïdes de la Polynésie française. Ces plantes pourraient faire l’objet d’une valorisation directe (engrais verts et produits phytosanitaires, peu transformés, utilisables dans les régions isolées des îles éparpillées de la Polynésie française) et indirecte (agriculture biologique, produits phytosanitaires élaborés).
Les programmes
Les actions de recherche sont réalisées dans le cadre de différents programmes. Il s’agit de :- PPF Intitulé « Biodiversité insulaire tropicale : substances naturelles, usages et valorisations sociétales », l’objectif de ce projet de recherche pluridisciplinaire est de réaliser une étude actualisée des plantes utiles de la Polynésie Française au point de vue botanique, éthnobotanique et phytochimique avec des aspects de valorisation. Ce programme sera réalisé conjointement avec l’IRD.
- BIOVAR Le programme BIOVAR porte sur la valorisation des ressources naturelles et gestion des risques et implique la participation des chercheurs de l’équipe BIOTEM (UPF), de l’ILM et de l’IRD. Dans cette perspective, afin de regrouper l’ensemble des acteurs de ce projet BIOVAR en un même lieu et pour faciliter la mutualisation des moyens et des compétences, le centre IRD d’Arue (Papeete, Tahiti) met à disposition ses locaux pour héberger les équipes concernées. Ainsi, la constitution de la structure fédérative de recherche sous la dénomination « Centre polynésien de recherche et de valorisation de la biodiversité insulaire » a été formalisée par la signature d’un accord-cadre tripartite (UPF, ILM, IRD) le 25 Octobre 2007.
Les doctorants
Tinihauaarii LEU (inscription UPF en décembre 2005)
Odile Laplane (inscription UPF en décembre 2006).
Christel Brunschwig (inscription UPF en décembre 2006).
Heinui Philippe (inscription UPF en décembre 2006)



